A propos de l’auteur

Patricia Dreidemy est journaliste spécialisée dans les technologies de l’information et de la communication depuis plus de 20 ans : chef de rubrique aux Editions A Jour (1989-1995) et aux Editions du Téléphone (1995-2002) , journaliste pigiste pour La Tribune (2004-2008), businessmobile.fr (2005-2008), Innovation et Industrie (2008-2009), lentreprise.com (2009 à 2012), Les Partenaires de l’Innovation, CRESTEL Info, Alliancy le Mag, 21 moves for climate…

Elle anime, organise et aide à organiser des conférences sur toutes les thématiques liées aux technologies de l’information et de la communication : innovation, mobilité, e-commerce, cloud computing…

Exemples de conférences :

E-commerce : les univers virtuels font-ils mieux vendre ?

Mobilité « sur mesure » : nouveaux terminaux, nouveaux usages, nouveaux défis 

Exemples d’articles réalisés pour La Tribune entre 2005 et 2010 :

Le Crédit Agricole est aussi présent dans Second Life    –    27/02/2008

La banque se développe sur Second Life depuis le printemps dernier. Elle a étoffé sa présence en prenant une participation dans une société très active dans ce monde virtuel. 

N’ayons pas peur de l’affirmer : Jean Philippe, directeur général du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne, est « le » Monsieur Second Life de la première banque mutualiste française. Tout commence en avril 2007, quand il a l’idée de monter une Maison des sociétaires sur Second Life . La « modernité » de l’univers virtuel en trois dimensions (3D) créé par Linden Lab ne lui a pas échappé. Par ailleurs, créer un tel lieu de rencontre en mode virtuel sera plus facile et plus rapide à réaliser qu’en réel. Tandis que l’idée fait son chemin au sein du groupe, Jean Philippe se fait la main sur Second Life , en y construisant une agence Pyrénées-Gascogne. Son chantier attire l’attention de l’un de ses clients, David Castera. Celui-ci, patron d’une agence de stratégie Internet, lui prodigue quelques conseils. David Castera est en train de développer une nouvelle activité : accompagner les entreprises à s’implanter sur Second Life ou dans d’autres mondes virtuels. Effet boule de neige En mai 2007, il crée une nouvelle société, baptisée Stonfield Inworld. Basée à Oloron-Sainte-Marie, dans le Béarn, elle dispose de bureaux à Toulouse et à Neuilly. Le Crédit Agricole fera partie de ses premiers clients. L’initiative de Pyrénées-Gascogne sur Second Life fait boule de neige. D’autres caisses régionales du Crédit Agricole , aidées par la Fédération nationale, commencent à y bâtir leurs agences : Franche-Comté, Centre-Est , Charente-Périgord, Aquitaine„ Des salariés y sont aussi présents à titre personnel via des avatars, ces figures que choisissent les internautes pour apparaître dans le monde virtuel. La Maison des sociétaires est lancée en novembre 2007. Elle dépassera vite sa vocation initiale qui était de tenir des conférences et des expositions, et de susciter des rencontres entre mutualistes. « Nous nous sommes aperçus que la relation humaine comptait énormément. Nous avons alors créé au sein de la Maison des sociétaires une caisse locale qui n’existe que sur Second Life , raconte Jean Philippe. Son objectif est d’établir une relation avec les résidents de ce monde virtuel. Il est aussi de montrer comment nous voulons être présents sur ce nouveau territoire, qui est bien différent de nos autres territoires. » Avec cette expérience innovante, le CréditAgricole veut aider ses agences à s’installer dans de nouveaux mondes virtuels. Second Life est en quelque sorte son terrain d’expérimentation. « Je suis persuadé que l’Internet de demain, ce ne seront pas des pages Web, mais un espace, dans lequel on se déplacera et on échangera avec d’autres personnes », affirme Jean Philippe. La caisse locale en est la préfiguration. pari sur l’avenir Actuellement, le Crédit Agricole expérimente sur Second Life le e-learning, la formation en ligne. « Avec l’e-commerce, c’est l’une des applications clés des mondes virtuels qui lui apporte une réelle interactivité, estime Jean Philippe. Si 50 % des formations du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne sont demain dispensées via un monde virtuel, cela représentera moins de déplacements et une économie de 300.000 euros par an. »Le Crédit Agricole a tellement foi en l’avenir des mondes virtuels qu’il a voulu aller encore plus loin. En août 2007, il a pris une participation de 50 % dans le capital de Stonfield Inworld, l’entreprise créée par David Castera et Pierre-Olivier Carles.« Nous avons investi dans cette société pour deux raisons, déclare Jean Philippe. La première, parce que je pense que l’on avancera mieuxdans nos services Web si l’on est présent dans les innovations commeSecond Life . Or, comment être mieux au courant de ces évolutions qu’en s’impliquant dans une société qui a pignon sur rue en la matière ? La seconde raison est que nous avons voulu accompagner et aider une société qui peut demain devenir un acteur de premier plan dans le Web et dans les mondes virtuels comme Second Life . »

Le téléphone mobile sauvera des vies sur le lac Victoria    –    02/07/2008

Une initiative du Fonds de développement de la GSM Association, à laquelle participent Ericsson et Celtel, étendra la couverture du réseau mobile dans la région du lac Victoria , le plus grand lac d’Afrique de l’Est. 

Aujourd’hui, 30 millions de personnes vivent à proximité du lac Victoria, dont 200.000 pêcheurs ; chaque année, près de 5.000 personnes sont victimes d’accidents et d’actes de piraterie sur le lac . Une initiative de la GSM Association (GSMA) devrait permettre de réduire le nombre de décès et d’incidents liés à la pêche, tout en contribuant à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie des communautés lacustres. Le projet consiste à construire 21 sites radio supplémentaires, à doubler la portée de ces stations radio, grâce à une solution logicielle d’Ericsson, et à renforcer l’infrastructure du réseau GSM de l’opérateur mobile panafricain Celtel, filiale du groupe Zain. L’ensemble de ces travaux étendra la couverture mobile du lac Victoria jusqu’à 20 kilomètres des rives et couvrira plus de 90 % des zones de pêche. Après une étude de faisabilité menée durant le dernier trimestre 2007, Celtel et Ericsson ont démarré en mars le chantier qui va durer environ six mois. Dans le cadre de ce projet, Ericsson va également déployer sa solution Mobile Position System. Elle permettra aux services de sécurité de trianguler le signal mobile, c’est-à-dire de le géolocaliser, afin de savoir très précisément où sont les pêcheurs en difficulté, et intervenir rapidement. Les stations radio basées dans les îles les plus difficiles d’accès vont bénéficier des solutions « vertes » du constructeur. Ces dernières fournissent une alimentation électrique au moyen de panneaux solaires et de systèmes de génération mixte (batteries solaires et groupes diesel). La GSMA et le groupe Zain collaborent par ailleurs avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales (ONG) de la région afin de mettre en place une structure de coordination des secours. Sa gestion sera assurée à terme par le Centre régional des communications maritimes prévu par la Communauté est-africaine (CEA). « À l’heure actuelle, 50 % des propriétaires de bateaux autour du lac Victoria ont un téléphone portable et le taux d’équipement est en hausse constante car les prix d’achat sont de plus en plus abordables, raconte Olivier Cimelière, directeur de la communication d’Ericsson France. Dans la région, les mobiles coûtent entre 20 et 25 dollars. » Une option « téléphone partagé » permet en outre à un groupe de pêcheurs d’utiliser à plusieurs un même appareil et un même abonnement. Enfin, pour diminuer les tarifs, Celtel n’applique pas de charges supplémentaires pour l’itinérance (roaming) autour du lac, qui est entouré de trois pays : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. L’opérateur espère conquérir plus de 100.000 nouveaux abonnés d’ici à cinq ans dans la région du lac Victoria. Capter de nouveaux clients Si l’implication d’Ericsson et de Celtel dans le projet de la GSMA se veut une démonstration de leur engagement de responsabilité sociale, elle répond aussi à une logique économique. La croissance du nombre d’abonnés et l’augmentation des volumes de données transportés assurent la pérennité du projet. Celtel prévoit d’offrir des services à valeur ajoutée dans des domaines dont l’impact économique est significatif pour les populations locales comme, par exemple, la publication en temps réel sur les mobiles des prix de marché du poisson. Des recherches effectuées en Inde et publiées l’année dernière dans le Quarterly Journal of Economics du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont notamment montré que, grâce aux téléphones mobiles, les pêcheurs ont augmenté sensiblement leurs revenus. En effet, les téléphones les ont aidés à identifier les marchés où les prix du poisson sont les plus élevés. Les pêcheurs indiens ont ainsi vu leurs revenus croître de 8 %.

Correspondant informatique et libertés, un vrai métier   –   11/04/2007

On ne s’improvise pas CIL, même si cette fonction ne requiert aucun diplôme ni agrément, car c’est une mission qui s’apparente à un contrôle de qualité. Des formations commencent d’ailleurs à apparaître. 

Né en 2004 dans le cadre de la refonte de la loi Informatique et Libertés de 1978, le correspondant à la protection des données, appelé aussi correspondant informatique et libertés (CIL), est source pour les organismes qui en nomment un d’un allégement des formalités de déclaration des traitements de données à caractère personnel. Entreprise, collectivité, administration ou association, toute entité est susceptible de désigner un CIL. Sa désignation dispense le responsable des traitements de l’organisme en question d’une partie des déclarations de fichiers à la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Seuls les traitements soumis à autorisation ou avis préalable de la Cnil doivent continuer à être déclarés. Les autres n’ont qu’à être référencés dans une liste locale tenue par le CIL. Le CIL est aussi chargé de veiller à l’application de la loi Informatique et Libertés, notamment pour ce qui ressort du droit des personnes concernées par les traitements de données à caractère personnel (droit d’accès, de rectification, etc.). Prise de conscience En l’absence d’un CIL, ces aspects sont souvent négligés et le responsable des traitements peut encourir des sanctions lourdes. Les tâches du CIL sont donc nombreuses. Il recense les traitements, en tient la liste et la met à jour, assure leur confidentialité et leur sécurité. Il prépare les déclarations, organise des réunions d’information, effectue un bilan annuel d’activité„ Près d’un an et demi après le décret d’application de la nouvelle loi paru en octobre 2005, la Cnil recensait, au 1er Mars 2007, 815 organismes ayant nommé 410 CIL. En effet, les entités faisant partie d’un même groupe, GIE ou groupement professionnel (syndicat, CCI, fédération, etc.) peuvent recourir à un CIL commun (mutualisé). Par ailleurs, un CIL externe a souvent plusieurs clients. « Une prise de conscience est en marche mais les entreprises partent de si loin en matière d’informatique et libertés que la route est encore longue », estime Xavier Leclerc, délégué général et membre du conseil d’administration de l’Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel. Les organismes ayant désigné un CIL sont de toute nature, des caisses primaires d’assurance-maladie qui l’ont fait systématiquement aux centres hospitaliers et aux cliniques, en passant par les collectivités, les banques, les assurances et les entreprises de tous secteurs. Pour ne citer que les plus connus, on y trouve Esso, EDF, Handicap International, la Mairie de Paris, la Banque de France„ Désigné en interne ou externe à l’entreprise cette seconde possibilité étant limitée pour les entités dans lesquelles plus de 50 personnes sont chargées de la mise en ™pauvre des traitements ou y ont directement accès -, le CIL est directement rattaché au responsable des traitements. Selon la loi, il doit pouvoir exercer son rôle de manière indépendante. « C’est le seul point qui peut freiner un chef d’entreprise, estime Xavier Leclerc, le CIL ne recevant pas d’instruction dans le cadre de sa mission. Mais cela reste un faux problème car, si la stratégie d’une entreprise est la transparence en matière d’informatique et libertés, le responsable n’a aucune raison d’être “craintif”. Si, en revanche, on souhaite “contourner” la loi, il est évident que ce n’est pas le rôle du CIL. » Formation Même si aucun agrément ou diplôme ne sont exigés par la loi, le CIL doit néanmoins disposer de compétences pluridisciplinaires (connaissance de la législation, des standards technologiques, capacité d’écoute, etc.) et adaptées. « Une de nos inquiétudes est la formation des correspondants, déclare Xavier Leclerc. Nous tentons de répondre à cette problématique avec l’agrément par la Commission des grandes écoles d’un mastère en management des données personnelles qui est mis en place par l’un de nos adhérents, l’Institut supérieur d’électronique de Paris, suite aux travaux d’un de nos groupes de réflexion. » Le programme de cette formation a été élaboré avec la Cnil. Le rôle du CIL n’est pas non plus toujours bien compris. « La principale difficulté pour un CIL externe consiste à ne pas être assimilé à un conseil juridique, estime Philippe Pays, CIL pour quatre entités. Au cours des réunions d’information que j’ai organisées quand j’ai été nommé CIL [lire ci-dessous], j’ai été exposé à une multitude de questions de droit, celle qui revenait le plus souvent étant “ai-je le droit de faire??”. Le CIL doit faire comprendre au responsable des traitements que son rôle n’est pas d’autoriser les traitements mais de les rendre transparents et licites.»

La télémédecine bouscule les traditions   –   11/05/2006

Avec la télémédecine, le dossier du patient appartient aux médecins qui se le partagent. Basées sur le réseau numérique à intégration de services, les technologies mises en ™uvre sont au point. D’autres freins doivent maintenant être levés.

La télémédecine est une rupture des traditions pour le monde médical : dans la médecine “traditionnelle”, un seul médecin donne son avis sur le malade, avec la télémédecine on rapproche plusieurs médecins sans les déplacer. On échange des avis, on est au courant de tout ce que disent les autres praticiens. Le dossier du patient appartient à l’ensemble des médecins qui se le partagent. C’est une nouvelle pratique médicale. » Le professeur Louis Lareng sait ce dont il parle : précurseur dans le domaine de la télésanté et fondateur du Samu, il a créé en 1989 l’Institut européen de télémédecine au sein du Centre hospitalier universitaire de Toulouse, et inauguré en 2004 dans ce même CHU le premier service de télémédecine. L’Institut européen de télémédecine a développé en Midi-Pyrénées un réseau maillé régional basé sur le RNIS (Réseau numérique à intégration de services), qui relie 62 hôpitaux publics et privés et, depuis peu, quelque 25 médecins libéraux. Les applications en sont la téléconsultation (consultations à distance, échange d’avis et de diagnostics surles patients), la téléformation et la télésanté au sens large (épidémiologie, statistiques, échange d’infor- mations entre professionnels„). Le réseau a été retenu comme « expérience pilote » par le gouvernement en 1993 et bénéficie depuis de subventions. Celle attribuée pour cinq ans en 2000 a été de 3,8 millions d’euros. « Maintenant, ce sont des crédits qu’il nous faudrait », remarque Louis Lareng. © passer à une pratique courante Comment développer la télémédecine ? Pour que les applications de télésanté passent du stade de réseaux expérimentaux locaux ou régionaux, comme il en existe quelque 400 en exploitation selon l’observatoire du ministère de la Santé, à une pratique courante et une « institutionnalisation », plusieurs obstacles doivent être levés. « Deux choses empêchent le développement de la télémédecine, estime Louis Lareng : il faut qu’elle soit reconnue et qu’elle trouve des financements pérennes. Le problème de la rétribution des actes doit également être résolu. » Un grand pas a été franchi dans la reconnaissance de la télémédecine avec la loi sur l’assurance-maladie du 17 août 2004 qui, pour la première fois, la mentionne et la définit. Pour Pierre Traineau, directeur du Catel (réseau de compétences en télésanté), cette intégration dans la loi est un élément fondamental pour favoriser la montée en puissance de la télémédecine. « La loi prévoit notamment que la télésanté soit intégrée dans les schémas régionaux d’organisation sanitaire, ce qui favorisera son développement », estime-t-il. La prise de position du conseil national de l’Ordre des médecins constitue un autre pas en avant : celui-ci a défini, suite à cette loi, six règles déontologiques qu’il estime indispensables à l’exercice de la télémédecine . « Il faut compter aussi avec le discours du Premier ministre qui, à l’automne 2005, a déclaré dans le cadre du plan Hôpital 2007 que la télémédecine serait développée et qu’il y affecterait “toutes les marges de man™uvre” dont il disposerait », souligne Pierre Traineau. © Financements innovants À l’issue de sa « journée interrégionale » du 19 janvier dernier, le Catel a diffusé 10 propositions pour « passer à l’acte ». Il préconise notamment de mieux identifier les valeurs ajoutées de la télésanté pour chacune des parties prenantes afin de faciliter la reconnaissance économique des actes de télésanté et suggère également de développer les financements innovants, dont les partenariats public-privé. Le professeur Louis Lareng, l’un des « tuteurs » de la loi sur l’assurance-maladie, a pour sa part transmis à la Sécurité sociale un projet informel de financement de la télémédecine. Il est à l’étude.

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